| Un
point de vue ajusté admet le regard qui transforme
(Robert Geoffroy).
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Puisque vous choisissez dans
l’instant de lire cette chronique, je vous en remercie. Je vous
remercie de vous disposer à recevoir avec moi ce que l’abandon
au moment présent est prêt à révéler.
Pour débuter la chronique, j’ai à l’esprit
deux thèmes qui ont surgi lors de discussions amicales récentes
et distinctes : « le sourire » et « la loi de l’attraction
».
Alors, sans tarder, parlons du sourire ou, mieux, faisons d’emblée
une expérience : ici et maintenant, décidez de sourire.
C’est quelque chose que vous pouvez faire, que tout le monde peut
faire. Pour l’expérience, votre sourire peut même
être forcé. Et pendant que vous souriez, de façon
spontanée ou affectée, ressentez la colère. Simultanément,
souriez et éprouvez de la colère. Ensuite, faites de même
en remplaçant la colère par la tristesse, puis par tout
autre ressenti douloureux de votre choix.
Quiconque tente cette expérience constate que la chose est tout
bonnement impossible. On ne peut à la fois sourire et ressentir
du douloureux. D’ailleurs, « Être agréable
» est une des définitions du verbe sourire (si c’est
agréable, ce n’est pas désagréable). Si vous
avez effectivement fait ce même constat, si vous retenez que le
sourire a le pouvoir de dissiper une douleur, imaginez ce qui va se
passer quand vous vous permettrez de sourire alors que vous vous découvrirez
en train de vous révolter, de vous lamenter, de ronger un os
! L’effet sera immédiat.
Le sourire a un effet immédiat en ce sens qu’il modifie
instantanément l’humeur (l’ambiance intérieure).
Or, le sourire produit d’autres effets encore. Faites la moue
à quelques personnes que vous allez croiser et souriez ensuite
à quelques autres. Les réactions de ces personnes témoigneront
de l’impact du sourire sur autrui. Mais restons encore un peu
sur cette possibilité merveilleuse que le sourire offre de changer
à loisir son propre état d’âme du moment.
Une fois qu’on sait cela, quand on l’a pratiqué un
peu, on découvre (le cas échéant) combien l’on
peut être attaché à ses réactions (négatives),
à sa souffrance, à ses vieux schémas. Eh bien,
c’est juste bon de voir cela, de le reconnaître, de l’accepter
comme tout autre chose. L’acceptation fera son oeuvre, efficacement.
Maintenant, qu’on le veuille ou non, qu’on le voie ou non,
nos conditions de vie reflètent nos ressentis ordinaires. Ce
que vous déplorez de vivre dans votre vie, c’est surtout
ce que vous avez peur de vivre. C’est pour certains ce qui leur
permet de nourrir ou de retrouver leur colère... Voyez ce que
vous vivez quand vous êtes joyeux ou ce que vivent les personnes
généralement en joie. Ainsi, le sourire « ne se
limite pas » à modifier le moral d’une personne,
mais le « ressenti agréable » qu’il initie
attire les conditions de vie correspondantes, agréables elles
aussi. C’est la loi de l’attraction.
Tous, toujours, nous utilisons la loi de l’attraction pour vivre
ce que nous vivons. Le juger bon ou mauvais ne change rien à
l’affaire. Nous n’avons pas besoin d’apprendre à
créer notre vie, nous ne faisons rien d’autre que la créer
d’instant en instant. Reste à savoir si j’en ai assez
de m’attirer ce que je dis ne pas me convenir ! Reste à
savoir si je préfère faire la gueule plutôt que
sourire ! Reste à savoir si je sais vraiment ce que je veux !
J’ai été d’accord pour déclarer avec
mes Maîtres que si j’étais aveugle, c’est que
je refusais de voir. Plus récemment, j’ai découvert
et senti que j’avais surtout en moi la peur de ne pas voir. Or,
j’avais formulé antérieurement qu’avoir peur
d’une chose était la demander. Quand la peur, la demande
est suffisamment puissante, la réponse (positive) ne tarde pas.
C’est la loi de l’attraction. On ne sait pas toujours comment
on s’attire les choses, mais savoir qu’on se les attire
effectivement fait une grande différence.
Si vous voulez avoir une idée sur la manière d’utiliser
à votre avantage la loi de l’attraction, simplement lisez
ou relisez la chronique du mois dernier (N° 58). En bref, il s’agit
de diriger son attention sur ce que l’on veut en la retirant de
ce fait de ce que l’on dit ne plus vouloir. Résister à
une chose, ne plus la vouloir, vouloir s’en débarrasser,
c’est surtout avoir peur de sa persistance et, rappelez-vous-le,
« avoir peur d’une chose revient à la demander ».
Et vous pouvez même oublier ce qui est dit là (si vous
ne le comprenez pas ou si vous n’êtes pas d’accord)
pour peu que vous convienne de diriger votre pleine attention sur ce
qui vous tient à coeur.
« Ce qui me tient à coeur, c’est de ne plus être
malade, de ne plus être au chômage, de ne plus me faire
avoir, de ne plus avoir un conjoint qui... ». Ne vous laissez
pas abuser par de telles affirmations. Ici, on reste centré sur
le problème et non pas sur ce qui tient effectivement à
coeur. Visualisez-vous en parfaite santé en train de pratiquer
par exemple toute activité alors rendue aisée ; visualisez-vous
dans un travail qui vous comble à tous les niveaux ; voyez, ressentez
la relation harmonieuse à laquelle vous aspirez... Et dans quelque
cas que ce soit, ressentez surtout « ici et maintenant »
la joie, le bonheur, la satisfaction... à vivre ce que vous voulez.
Par ailleurs, si vous voulez être traité d’une certaine
manière par autrui, par la vie, découvrez quand, comment
vous ne vous traitez pas vous-même de cette façon. Et commencez
à le faire ! On se sent traité par le monde comme on se
traite soi-même. Autrement dit, accordez-vous ce que vous voulez
recevoir. Renoncez à attendre, à espérer, à
revendiquer, à exiger, et ce que vous voulez vivre, recevoir,
« sachez que vous l’avez déjà reçu
». Vous le vérifierez bientôt en ressentant l’accomplissement,
ses effets heureux et la gratitude correspondante.
On peut trouver l’invitation irraisonnée. On procède
pourtant ainsi pour s’attirer le négatif. On imagine des
choses, on souffre comme si elles étaient réelles et elles
finissent par se produire. Alors, visualisons en conscience le bon,
réjouissons-nous et il adviendra de même. C’est la
loi de l’attraction. On l’utilise inconsciemment contre
nous et l’on peut l’utiliser en conscience de façon
heureuse. Le meilleur moyen de vivre du bon, c’est de se sentir
heureux ici et maintenant...
A
partir de ces quelques réflexions, délivrées selon
l’inspiration du moment, sentez-vous libre de questionner, d’exprimer
vos éventuelles incompréhensions, de communiquer avec
moi :
infos@geoffroyrobert.com
Et pour développer d’autres sujets, j’examinerai toute demande avec
le plus vif intérêt.
Dans le partage,
Robert Geoffroy
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