| Un
point de vue ajusté admet le regard qui transforme
(Robert Geoffroy).
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Beaucoup d’entre nous demeurent étonnés, parfois
agacés, d’être sans envies, sans projets, ou bien,
s’ils en ont, de ne pas pouvoir les réaliser. Qu’en
est-il pour vous ? Vous attirez-vous aisément dans votre existence
ce à quoi vous aspirez ?
Beaucoup d’entre nous ne savent pas qu’ils ont le pouvoir
de créer ce qu’ils veulent, le pouvoir de le ressentir
créé et, littéralement, de s’en réjouir,
ainsi que le pouvoir de le réaliser dans leur existence, dans
leur environnement matériel.
Avant d’exister sur le plan physique (réalisation), êtes-vous
d’accord pour considérer que toute chose a une existence
virtuelle préalable (création) ?
Ces dernières vacances réalisées, desquelles vous
avez rapportés ces jolies photos et tant de souvenirs, ne les
avez-vous pas, d’une façon ou d’une autre, créées
d’abord dans votre conscience ?
Dès maintenant, si vous prenez vraiment quelque décision,
si vous ressentez pleinement l’intention impliquée, vous
créez en vous une différence immédiate et voyez
que celle-ci ne dépend pas de sa réalisation…
Nous utilisons sans conscience notre pouvoir de création et de
réalisation et c’est notamment pourquoi la « récolte
» n’est pas toujours à notre goût. Si ce sont
des vacances ou un bel amour que vous vous êtes créé
« récemment », la joie a pu être au rendez-vous.
Mais si vous avez longuement ressassé ce risque que vous connaissez
si bien de vous faire avoir (ressentir, c’est créer), il
se pourrait bien que la joie ait laissé la place à l’amertume,
à la déception… Ah, on est costaud pour s’empoisonner
la vie, mais que voulez-vous, on est aveugle, on n’a pas appris
à faire autrement, on fait du mieux qu’on peut !…
Mais il n’y a pas de fatalité, mais il n’est pas
trop tard, mais notre pouvoir est toujours disponible ! Et si nous pouvons
déjà voir, jusqu’à en sourire, notre tendance
à nous tailler des croupières, nous en recevons une aide
inestimable. C’est le début engagé de la transformation.
Chez vous, quand vous voulez du nouveau mobilier, des tapisseries plus
fraîches, une voiture neuve dans votre petit garage…, que
faites-vous ? Vous vous débarrassez du vieux ! (Ici, laissons
de côté cette autre tendance à accumuler qui, notons-le
cependant, pourrait nous aider à comprendre pourquoi il nous
arrive de nous sentir débordé…)
A table, avant de vous servir d’un autre plat, n’est-ce
pas plus agréable de vider d’abord votre assiette, soit
en terminant de manger son contenu, soit en le mettant aux déchets
? A l’évidence, rien ne peut occuper un espace déjà
pris.
Et cela n’est pas vrai que pour le monde matériel. Dans
votre conscience, y a-t-il de la place pour la joie, pour l’humour,
pour l’amour ? Avez-vous « fini votre assiette » de
tristesse et/ou votre assiette de ressentiments ?Mais reconnaissez-vous
ces « assiettes-là » ? Les finir est les reconnaître
: la pleine conscience est transformatrice.
Je ne peux pas être riche si je crois en la pauvreté. Je
ne peux pas vivre l’amour si je nie ma rancœur. Je ne peux
pas avoir d’amis si je vois partout des ennemis. Je ne peux rien
recevoir de personne si je me traite avec dureté…
Il se peut encore que vous sachiez et ressentiez clairement ce que vous
voulez faire et avoir et, pourtant, que vous ne parveniez pas à
le réaliser, à le manifester.
Regardez alors ce qui se passe pour vous, en vous, quand vous agissez
ou quand vous êtes sur le point d’agir. Regardez de quelle
manière vous vous présenter aux autres, vous allez vers
eux, de quelle manière vous les recevez, les accueillez. Quelques
personnes se plaignent du manque d’aide et proclament à
qui veut les aider : « Non, merci, ne te dérange pas !
», « Mais non, ça va, je vais me débrouiller
! »… Qu’est-ce qu’on est drôle !
Voici une petite histoire personnelle qui est seulement une invitation
à vérifier les vôtres, éventuellement : entre
17 et 20 ans, je voulais être chanteur, je m’y voyais, je
bombardais de courrier radios et maisons de disques, en France et en
Allemagne.
Et le grand jour arriva, une réponse favorable de Jean Lumière
qui m’invitait à venir le rencontrer. Lui-même ancien
chanteur connu, ses élèves étaient des artistes
réputés du show-business. Que pouvais-je donc souhaiter
de mieux ? Ici, peu importent les raisons, je n’ai pas donné
suite et j’ai oublié mon rêve. Quels rêves
avez-vous oubliés, vous aussi, pour vos « mêmes bonnes
raisons » ?
Et n’est-ce pas « exagéré », même,
qu’un aveugle ne réponde pas à Lumière ?
Mais oui, tout nous parle dès qu’on ouvre ses oreilles
(sinon ses yeux) ! On continue d’en avoir peur (ignorant que nous
sommes), alors qu’il est si bon de voir et d’entendre.
Un autre exemple : sa responsable de service allait prendre sa retraite
et son ancienneté, son expérience lui permettaient de
prétendre au poste. Ah, elle en avait bien envie, mais les candidats
(certes moins expérimentés) ne manquaient pas et, précisons-le,
elle n’était pas sans leur en vouloir, beaucoup !
Mais il y avait pire, elle ne se sentait (ne se croyait) pas à
la hauteur, elle avait peur. Elle se jugeait incapable, s’en voulait,
et c’est seulement ce ressentiment qu’elle projetait sur
ses collègues également intéressés.
Elle a vu et libéré tout cela, elle a eu le poste, avec
encore au début de la difficulté à comprendre ce
qui lui arrivait.
Pouvons-nous reconnaître, plus ou moins, que nous en voulons à
la vie et aux autres de nous gratifier peu de faveurs, d’attention,
d’amour ? Dans le même temps, évidemment, nous ne
nous remettons pas en cause. Nous ne voyons pas combien nous nous jugeons
sévèrement, comment nous nous traitons nous-même
(durement). Nous nions ou justifions nos actes hostiles, ceux-là
mêmes, commis par autrui, que nous ne pardonnons pas.
Alors, aujourd’hui, si nous tentions autre chose, si nous décidions
autre chose ? Cette fois-ci sans jugement, sans nous juger, sans plus
culpabiliser, acceptons de juste regarder, reconnaître tout cela,
nos auto-accusations, nos peurs et croyances, nos méfaits même.
Foncièrement, nous sommes bon, nous sommes même parfait
en essence, et nous apprenons à exister.
Nous ne reprochons pas au bébé qui chute lors de ses premiers
pas, ne nous reprochons plus de chuter sur le chemin escarpé
de l’existence. L’accueil, l’intégration des
erreurs ou faux pas se transmute en conscience alors disponible pour
le meilleur.
A partir de ces quelques réflexions,
délivrées selon l’inspiration du moment, sentez-vous
libre de questionner, d’exprimer vos éventuelles incompréhensions,
de communiquer avec moi :
infos@geoffroyrobert.com
Et pour développer d’autres sujets, j’examinerai toute demande avec le
plus vif intérêt.
Dans le partage,
Robert Geoffroy
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